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Fait marquant | Biomarqueurs

VE-cadhérine soluble : un biomarqueur dans le cancer du sein métastatique et hormono-résistant ?



​À la suite d'une étude ayant pour but d'identifier les facteurs pronostiques chez des patientes atteintes de cancer du sein métastatique résistant à l’hormonothérapie, des chercheurs du laboratoire Biologie du cancer et de l'infection [collaboration] proposent que la forme soluble de la VE-cadhérine soit un biomarqueur de survie des thérapies anti-angiogéniques.

Publié le 27 juin 2017
première cause de mortalité par cancer des femmes européennes. Le cancer du sein métastatique est généralement considéré comme une maladie hétérogène dont la survie réelle des patientes peut varier de quelques mois à quelques années avec une survie médiane encore limitée à 24-30 mois après le diagnostic de métastases. La stratification des patientes en groupes de bon et de mauvais pronostic pourrait permettre une meilleure prise en charge thérapeutique personnalisée. Pour ce faire, des biomarqueurs permettant de prédire le devenir des patientes sont nécessaires.

L’angiogenèse dans le cancer du sein participe à la croissance tumorale. Des chercheurs de l’équipe Mécanismes d'Invasion en Angiogenèse et dans le Cancer du laboratoire Biologie du Cancer et de l’Infection ont précédemment démontré [1] que les modifications structurales de la VE-cadhérine, un biomarqueur spécifique des cellules endothéliales, sont impliquées dans le contrôle de l'intégrité vasculaire. Ainsi, la phosphorylation et le clivage de la VE-cadhérine (voir lettre n° 41) sont deux processus qui participent à la déstabilisation des jonctions endothéliales.

L’étude « SEMTOF » [2], promue par le centre Léon Bérard, a été conçue pour identifier des facteurs pronostiques biologiques chez des patientes atteintes de cancer du sein métastatique résistant à l’hormonothérapie. Cette étude a impliqué les chercheurs de l’équipe Mécanismes d'Invasion en Angiogenèse et dans le Cancer du fait de leur expertise sur la VE-cadhérine. Le travail mené sur la forme soluble de ce biomarqueur a montré qu’un taux élevé mesuré au moment du diagnostic est corrélé à un mauvais pronostic de survie. Par contre, un taux qui diminue après une chimiothérapie est associé à un bon pronostic.

L’intérêt potentiel de la VE-cadhérine soluble en tant que biomarqueur de survie des thérapies anti-angiogéniques est en cours d’étude par ces deux équipes sur la
cohorte COMET.

La cohorte COMET est un enregistrement prospectif de 500 patientes ayant un cancer du sein métastatique et traitées par l’association de deux molécules : paclitaxel et bevacizumab.
Clinicaltrials.gov #NCT01745757

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