Vous êtes ici : Accueil > BIG > Vers une augmentation des taux de grossesses en FIV

Fait marquant | Biomarqueurs

Vers une augmentation des taux de grossesses en FIV


​​​​​​

En collaboration avec des chercheurs du CHU de Grenoble, des chercheurs du laboratoire Biologie du Cancer et de l'Infection démontrent l’intérêt de la prokinéticine 1 en tant que nouveau biomarqueur pronostique de l’implantation embryonnaire en fécondation in vitro.​

Publié le 26 novembre 2015
L’infertilité est en augmentation constante à travers le monde et concerne en France un couple sur six, occasionnant plus de 500 000 consultations par an. Malgré de nombreuses avancées en médecine reproductive, la fécondation in vitro (FIV) est souvent vécue comme une épreuve par les couples qui se confrontent aux résultats limités de cette technique. En effet, moins d’une tentative sur cinq se concrétise par la naissance d’un enfant, mettant en évidence la faible valeur prédictive des critères décisionnels dans le choix des embryons à transférer dans la cavité utérine. Un défi reste à relever : valider de nouveaux biomarqueurs pronostiques de l’implantation embryonnaire afin d’augmenter les taux de grossesses uniques, seul rempart contre les risques fœto-maternels associés aux grossesses multiples.

Des travaux menés par le Dr. Sophie Brouillet (UJF/CHU de Grenoble), en collaboration avec le Dr. Nadia Alfaidy de l’équipe Angiogenèse physiologique et tumorale du laboratoire Biologie du Cancer et de l’Infection, viennent de démontrer l’intérêt de la prokinéticine 1 (PROK1) en tant que nouveau biomarqueur pronostique de l’implantation embryonnaire en FIV. Ces auteurs avaient déjà démontré que cette protéine, également appelée EG-VEGF (endocrine gland-derived vascular endothelial growth factor), semblait être un candidat prometteur pour ses caractéristiques biologiques en lien direct avec la grossesse, en particulier pour son rôle dans la réceptivité endométriale et le développement placentaire [Brouillet et al.].
Dans le cadre d’une étude prospective de cohorte conduite dans le centre d’Aide Médicale à la Procréation du CHU de Grenoble de janvier 2013 à juin 2015, les résultats ont démontré que le dosage de PROK1 dans le liquide folliculaire et les plots de fécondation de 135 couples de FIV constituait un critère pronostique additionnel des chances de grossesses en FIV. Ces résultats démontrent la faisabilité et l’intérêt du dosage de PROK1 en routine hospitalière.
Dans un futur proche, l’utilisation de ce nouveau critère dans le choix de la stratégie de transfert embryonnaire pourrait favoriser l’augmentation des taux de grossesses en FIV, et permettre l’amélioration de la prise en charge des patients confrontés au problème de l’infertilité.



Les plots de fécondation sont des puits de culture dans lesquels ovules et spermatozoïdes sont mis en contact four la fécondation in vitro.

Haut de page